10 mars 2011

Rafraîchissement extérieur pour l'ancien Ciné-jeu

Depuis le début de la saison 2011, on a pu constater un rafraîchissement de l'ancien Ciné-jeu, évidemment bienvenu puisqu'il est situé à l'éntrée du Parc. Que cache cette ancienne salle ? Peut-on s'attendre à une future attraction ? Dans tous les cas, bien que la salle soit petite, l'installation du 8e continent y aurait été parfaite. 

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17 février 2011

entretien entre NewsParcs et Dominique Hummel

SOURCE : http://www.newsparcs.com

NewsParcs était convié le week-end dernier à assister au lancement de la 24ième saison du Futuroscope, une année importante avec l’arrivée de la Compagnie des Alpes dans l’actionnariat, la réalisation de deux grands projets et les préparatifs du 25ième anniversaire !

Nous avons eu l’opportunité de rencontrer Dominique Hummel, président du directoire du Futuroscope, qui est revenu sur le succès de la saison dernière mais aussi sur les projets du parc, et plus spécifiquement sur une nouvelle stratégie et une nouvelle ligne éditoriale. Nous avons également écouté l’actuel Président du Conseil de la Vienne, Claude Bertaud, qui s’est exprimé sur l’arrivée de la Compagnie des Alpes. Enfin, nous reviendrons sur les nouveautés 2011 en fin d’article.

« Futuroscope ; une sacrée histoire »

Dominique Hummel a rappelé les points clés qui ont fait la réussite du Futuroscope ces dernières années, en mettant en avant le fait que le parc évolue dans un métier où l’offre créé la demande, et pas le contraire. Pour illustrer la dynamique des dernières saisons, il cite tour à tour Les Yeux Grands Fermés « qui a accueilli 600 000 visiteurs depuis son ouverture en 2005 », Danse avec les Robots (en 2006), « une attraction qui nous a permis de mettre le pied dans les sensations, mais toujours avec notre style », Les Animaux du Futur (en 2008) tout en précisant « même si on n’a pas réussi totalement sa mise en œuvre » et Arthur, l’Aventure 4D (en 2010) « une autre initiative révélatrice d’une démarche qui consiste à chercher des créateurs français, des signatures qui nous apportent leurs touches artistiques. »

Il ajoute : « Faîtes vous plaisir, osez de nouvelles expériences » en précisant qu’il existe au Futuroscope 4 familles d’expériences : les découvertes, les sensations, les émotions (avec le spectacle nocturne notamment) et le divertissement pour les jeunes enfants.

Dominique Hummel souligne les objectifs du parc qui sont de renouveler chaque année 1/5 des attractions et de proposer des nouveautés « de taille » tous les 2 à 3 ans. « Le Futuroscope revient de loin… Depuis 2003 nous sommes en croissance grâce à une formule qui a fonctionné jusqu’à aujourd’hui : un investissement annuel d’à peu près 10% du chiffre d’affaires, pour nous permettre de renouveler 20% du contenu et augmenter le taux de revisite à 60% du nombre total de visiteurs. Le renouvellement, c’est proposer 5-6 nouveautés à chaque saison. Nous avons des outils qui ont une certaine flexibilité (ndlr : le cinéma dynamique, le Solido, les Imax, etc.) et qui permettent dans le même contenant dans faire bouger le contenu ! Puis nous avons proposé de grandes nouveautés tous les deux ans depuis Voyageurs du Ciel et de la Mer en 2004 ! Nous en avons prévu une grande pour 2012, mais vu le 25ième anniversaire elle sera décalée dans le temps pour ouvrir plutôt en 2013 »

Le Futuroscope, c’est aussi 40 millions de visiteurs depuis 1987 et le troisième parc français en terme de fréquentation en 2010 (ndlr : Futuroscope indique être le second parc français, car il consièdre le Parc Disneyland et les Walt Disney Studios comme un seul parc d’attractions, ce qui n’est pas correct ). « On a franchi le cap des 1.8 millions de visiteurs en 2010, et c’est clair que la nouvelle perspective c'est 2 millions… mais sans doute pas cette année, parce qu'il faudra un petit peu de temps. Nous sommes mobilisés pour atteindre à nouveau ce chiffre symbolique, que le Futuroscope a plusieurs fois franchi dans les années 90. C'est inscrit dans nos gènes ! »

Comment expliquer cette croissance dans un contexte plutôt défavorable ? « Nous sommes à la fois un parc de proximité qui vit d'une clientèle « à la journée » pour 1/3 des visiteurs, mais nous sommes beaucoup plus que ça puisque les 2/3 restant viennent de bien plus loin et consomment le Futuroscope plutôt comme un court séjour dans ce qu'on appelle une logique de resort. » Le parc est en effet entouré d’une dizaine d’hôtels qui lui permettent d’être un lieu de destination pour les familles mais aussi pour le tourisme d’affaires. « Souvent, les gens sont surpris qu’une activité comme la nôtre puisse être un succès alors que la morosité est autour… Mais on pourrait presque dire par provocation que c’est peut être grâce à ça ! Car une crise appelle une envie de ressouder le lien familial, de faire le break, de rompre le quotidien. Nous essayons d'être au rendez-vous de ces 3 attentes, ceci expliquant en partie cette croissance dans ce contexte plutôt défavorable ! »


Arthur, l'Aventure 4D est un grand succès !

« Préparer 2012 »

2012 sera marqué par les célébrations du 25ième anniversaire du parc, avec une thématique centrée autour du « peuple du futur venu à la rencontre des humains » et avec une idée principale : « Les grands rêves de l’Homme » (la téléportation, la communication par la pensée, etc.)

Concrètement, les allées seront animées par de multiples animations et spectacles tout au long de la saison, grâce à une centaine de troupes (pour la plupart des artistes de rue découverts dans des festivals) dont certaines seront déjà présentes cette année.

La saison 2012 débutera d’ailleurs dès le mois de décembre avec la création dans l’ancien Palais des Congrès d’un nouveau spectacle de magie nouvelle avec Bertran Lotth en association avec Arthur Jugnot, et où les tours seront utilisés pour raconter une histoire… D’autres nouveautés et transformations sont prévues, nous y reviendrons plus bas, lors de la rencontre avec Dominique Hummel.

« Nos amis de la Compagnie des Alpes »

Claude Bertaud, Président du Conseil de la Vienne, est quant à lui revenu sur l’arrivée de la Compagnie des Alpes au sein de l’actionnariat du Futuroscope, et a donné un peu plus de détails sur les étapes qui ont mené le Conseil à choisir ce nouveau partenaire.

Il a rappelé que le département de la Vienne a repris le Futuroscope en 2002 « après deux années extrêmement dramatiques en terme de fréquentation » et que « la croissance est exponentielle depuis cette date ». Il a aussi expliqué que les budgets des départements français sont de plus en plus contraints, et que leur intervention annuelle aux investissements du parc, « à hauteur de 5 millions d’euros », représentait « une dépense importante qui nous laissait annoncer que pour l'avenir nous pourrions rencontrer un certains nombre de problèmes en terme de financement ».

D’où la décision de se mettre en contact avec un certain nombre d’opérateurs dans le milieu des parcs d’attractions, et principalement 3 d’entre eux, la Compagnie des Alpes et deux groupes basés sur des fonds de pension. « Nous avons choisi de poursuivre les contacts uniquement avec la Compagnie des Alpes, et nos échanges ont duré environ 18 mois. L'ensemble des groupes politiques de l'assemblée départementale ont participé aux négociations et puis finalement nous somme tombés sur un certain nombres d'accords parce qu'il y avait des obligations auxquelles nous devions tenir ».

Des obligations ? « Principalement l’aspect social, c’est à dire qu’on ne souhaitait pas que le parc devienne saisonnier par exemple. Nous avons donc tenu à ce qu’il soit ouvert au minimum 270 jours dans l’année, et cela a été acté dans le contrat avec la Compagnie des Alpes. » « Nous avons souhaité que Dominique Hummel et son encadrement soit reconduit » et pour les investissements, Claude Bertaud précise : « Il nous fallait absolument convaincre la Compagnie des Alpes, et ça n'a pas été compliqué, que le système que nous employons à savoir un investissement tous les 2 ans à hauteur de 10 millions (soit 5 millions chaque année) devait être maintenu. Et nous avons obtenu un accord global. » La Compagnie des Alpes détient donc aujourd’hui environ 45% des parts « pour l’instant, car ce qui n’est pas définitif » explique t’il. Rappelons que le reste de l’actionnariat se compose comme suit : 38% pour le département, 13 % pour la CDC et 4 % pour Unibail et d’autres investisseurs.

« Le conseil de surveillance de la Société du Parc du Futuroscope est présidée par Dominique Marcel, PDG de la Compagnie des Alpes, mais nous gardons un droit de veto car nous détenons avec la CDC un peu plus de 50% des parts. C’est un droit de regard qui nous permettrait, sur certaines thématiques précisées dans le contrat, de nous opposer à d’éventuelles orientations que pourrait prendre ce nouvel opérateur. » En outre, « Le département reste propriétaire des biens immobiliers et d’un hôtel que nous allons réhabilité pour un investissement de 7,8 millions d’euros. »

Il conclue : « Nous sommes très confiants ! Les relations sont excellentes et nous sommes sur la même longueur d’onde ».

Par ailleurs, Claude Bertaud a affiché son entière satisfaction quant aux résultats du parc et a souligné le travail important réalisé par l’ensemble du personnel pour y arriver. « J’ai l’impression que l’équipe est plus une famille que des simples collaborateurs, car chacun se sent vraiment impliqué dans le fonctionnement du Futuroscope. Ils font un travail extraordinaire. ».


De gauche à droite : Claude Bertaud (Président du Conseil de la Vienne), Dominique Hummel (Président du directoire du Futuroscope), Michel Chevalet (journaliste scientifique), Jean-François Battoue (Responsable des Partenariats Habitat de GDF SUEZ ) et Jean-François Mauro (Directeur Régional de l'ADEME Poitou-Charentes) (Cliquez pour agrandir)

Rencontre avec Dominique Hummel

Nous avons eu l’occasion de poser quelques questions au président du directoire :

NewsParcs : Est-ce une force pour le Futuroscope de concevoir des attractions en interne ?

Dominique Hummel : Je pense que nous n’avons pas le choix ! A partir du moment où nous avons un positionnement spécifique, tout le talent du parc pour les prochaines années va être de nourrir cette différence. On est donc un peu « condamnés » à mettre une marque de fabrique à ce que l’on produit. On ne peut pas acheter du clé en main. Si je prends pour exemple les films Imax, je dois dire qu’on a vécu pendant longtemps du catalogue… mais aujourd’hui, quand on prend un contenu Imax, on le re-transforme à notre manière, comme avec « Chocs cosmiques » ou cette année avec « Monstres des mers ». Nous ne prenons jamais le produit tel qu’il est, nous le réduisons dans sa durée donc nous faisons des choix d’images, ensuite on travaille un texte pour l’inscrire dans l’identité Futuroscope. Mais attention, si on souhaite faire le plus de contenu « signé Futuroscope », on n’a pas la prétention d’imaginer tout faire en interne ! On ne pourra pas travailler avec nos propres équipes pendant des années, car il y aura à un moment donné une forme d’usure ou de redondance, donc je pense que nous devons garder la fenêtre ouverte aux talents extérieurs et à la créativité.

NP : Vous avez parlé de nouvelles expériences au Futuroscope, pouvez-vous nous en dire plus ?

DH : Oui, nous avons mis en place le programme ‘’pepite’’ (ndlr : prononcez pépite) pour « petites expériences pour l’imaginaire intégrant de la technologie et amenant de l’étonnement ». L’idée, c’est qu’il ne suffit pas d’avoir des attractions percutantes pour changer l’expérience globale du visiteur. Nous menons une réflexion sur plusieurs choses. La première c’est qu’on a jamais été trop rigoureux dans notre ligne éditoriale car nous n’avons pas tenu la promesse de René Monory à savoir un parc tourné vers le futur, et c’est pourtant dans la racine de notre marque, on y échappe pas ! On se demande donc sans trop s’immerger dans les questions de l’évolution technologique « Qu’est ce qui a aujourd’hui changé notre rapport au futur ? » « Quels sont les fondamentaux de notre vision de l’avenir », en gros nous pensons aux grands rêves de l’homme… Là, on est sur un thème beaucoup plus intéressant pour un parc de loisir, car ce n’est ni prétentieux ni scientifique, mais plutôt tourné vers l’imaginaire et vers les fondamentaux des grands mythes de l’homme.

Nous avons fait appel à scénographes sur une idée de créer une trame secondaire, développer du temps actif visiteur en dehors du temps qu’il passe dans les pavillons pour avoir une expérience globale qui va au delà des « simples » spectacles et attractions principales.

NP : Pouvez-vous développer cette notion de « trame secondaire » ?

On va travailler dès cette année à faire de nos files d’attentes et pre-shows des vrais lieux de contenu et d’expérience. On a choisi 6 thèmes qui seront mis en œuvre dans les 2 ans et on va aussi re-qualifier et amener du contenu à des lieux relativement neutres comme la Gyrotour ou la Cité du Numérique. Puis, on va apporter des expériences « hors les murs » avec la même ligne éditoriale simple : traiter des sujets de l’imaginaire, autour des grands rêves de l’Homme.

NP : Comment allez-vous budgétiser tout cela ?

On va simplement rééquilibrer les budgets d’investissement du parc, qui resteront au niveau d’aujourd’hui. On va maintenir notre rythme d’investissement, la question que l’on se pose c’est comment répartir le budget entre les attractions principales, les aménagements et cette seconde trame d’expériences pour le visiteur ? On va en gros investir l’équivalent d’un pavillon dans ces expériences, mais sur une durée plus longue. C’est un changement de vision assez stratégique, avec l’espoir qu’on arrive à densifier et diversifier l’expérience du visiteur. On veut bâtir une nouvelle ligne éditoriale.

NP : Justement, comment bâtir cette nouvelle ligne éditoriale ?

DH : J’aime bien les formules : j’ai appelé ça les 5 / 10 / 15 ! C’est à dire que nous devons déjà avoir au minium 5 ‘’superstars’’, c’est à dire des attractions incontournables capables d’attirer le public en masse et d’obtenir les meilleurs scores en terme de satisfaction, ce qui est déjà le cas d’Arthur, l’Aventure 4D aujourd’hui. Les 4 autres, c’est notre spectacle nocturne qui va être transformé avec un nouveau thème et des effets spéciaux supplémentaires, le spectacle vivant dont fera partie le grand spectacle de magie, Danse avec les Robots où nous réfléchissons à une V2 et la Vienne Dynamique, où nous avons pour projet d’améliorer l’immersion dans le film et le rapport à l’écran, je ne vous en dit pas plus !

Les 10 du milieu, ce sont nos vaches à lait ! Ce qui fait le succès du parc comme les formats Imax par exemple ou encore la future salle 4D. Là on va rester dans nos fondamentaux : le partage familial, une expérience plaisir mais avec une programmation plus rigoureuse. On se pose la question aussi de l’avenir de certains procédés, comme l’Omnimax qui est difficile à remplacer !

Enfin, il y a les 15 expériences ‘’pépites’’ qui vont traiter les sujets de cette ligne éditoriale de l’imaginaire et des grands rêves de l’Homme avec 5 expériences « hors les murs », 5 transformations de pre-shows et files d’attente et 5 lieux réaffectés à la nouvelle thématique.

NP : Pouvez-vous nous en dévoiler plus ?

DH : Oui, au Meilleur du Dynamique par exemple, on va développer le pre-show sur le thème de la mobilité et des transports, au Solido on aura le thème des milieux extrêmes et celui de Chocs Cosmiques sera retraité sur le thème de la « vie ailleurs ». A la Cité du Numérique, on va recouvrir la verrière de panneaux photovoltaïques, ce qui va l’assombrir et permettre la création de nouvelles expériences sur le thème de l’art numérique. Stars de Futur sera également reconverti… et on aura l’année prochaine un nouveau pavillon sur le thème des jardins de l’énergie. Les 5 expériences « hors pavillons » sont toujours en cours de réflexions avec des scénographes, l’une d’entre elle sera le spectacle vivant avec « Le Peuple du Futur » qui débutera dès cet été.

NP : Et vous avez déjà d’autres projets pour après ?

DH : Déjà, cette formule 5 / 10 / 15 que j’ai cité s’appliquera dans la période 2011-2013, avec la plupart des projets prévus pour le 25ième anniversaire. Après nous avons d’autres idées, comme la reconversion du Tapis Magique probablement pour 2014. Nous avons fait une étude technique concernant la possibilité d’y intégrer une nouvelle structure où les visiteurs seraient littéralement suspendus dans le vide au dessus d’un immense écran de 1200 m² ! On va aller en Chine et dans les Emirats pour voir tout ça et on négocie déjà avec plusieurs constructeurs.

Comme le savez aussi, Pierre & vacances ouvrira un nouveau Center Parcs dans le département à l’horizon 2015. Et bien, nous travaillons avec eux en vue d’intégrer une « touche Futuroscope » au futur domaine. Mais il est encore un peu tôt pour en parler !

NP : Qu’est ce qui va changer avec la Compagnie des Alpes ?

DH : Ce serait à eux de répondre ! (sourire) Plus sérieusement, dire que rien ne va changer serait faux… mais dire le contraire aussi ! Je découvre ce groupe et j’apprécie la stratégie qui est de dire « on se recentre sur les grands parcs et les grandes marques ». Ce qui est certains, c’est que la marque Futuroscope va pouvoir les aider dans leur développement, y compris à l’étranger. On partage beaucoup aussi, il y a pas mal de synergies à mettre en place. Et l’accord conclu avec le département nous promet une certaine autonomie. Vous savez… on devient le plus gros site du groupe, et la plus grande équipe !

Je sais qu’ils ont des difficultés avec le Bioscope, un parc pour lequel j’ai fait une proposition. Concernant notre projet au Tapis Magique par exemple, on pourrait mettre en place quelque chose là-bas à plus petite échelle qui pourrait nous donner une idée du potentiel de ce genre d’attraction.

NP : Quels sont les risques aujourd’hui pour le Futuroscope ?

DH : Ils sont les mêmes qu’avant ! Le fait d’appartenir au Conseil Général ne nous donnait pas plus de chances de supporter la conjoncture économique défavorable qu’aujourd’hui. Il faut savoir qu’on a pas la prétention de faire en 2011 ce qu’on a réussi à faire en 2010 en terme de fréquentation, car l’année dernière nous avons eu un excellent début de saison avec près de 50% de la croissance sur 4 semaines, et ce grâce à l’effet Arthur (ndlr : inauguré en décembre 2009). Néanmoins, pour l’instant les prévisions de fréquentation pour février sont beaucoup plus proches de 2010 que de 2009 ou 2008 ! Le principal enjeux, ce sera donc de consolider la fréquentation de 2010.

Le risque principal que nous voyons donc, ce serait une baisse significative de la fréquentation sur la durée, et qui remettrait en cause les conditions de l’accord avec le Conseil, notamment sur les montants d’investissements et le calendrier d’ouverture. Avec notre structure financière, on pourra « digérer » une perte de visiteurs sur 1 ou 2 saisons, mais pas si on retombe durablement au niveau de 1,5 millions de visiteurs. Mais je ne suis pas pessimiste, au contraire, je me fixe un cap de + 200 000 visiteurs pour atteindre les 2 millions, plutôt en 2012.

Notre grand pari : c’est de nous battre avec la géographie ! Le Futuroscope n’est pas situé idéalement et c’est un enjeux pour nous de faire revenir les visiteurs. On va donc travailler sur l’offre, l’expérience et une stratégie marketing ciblée et originale pour intégrer tout ça.

Zoom sur les nouveautés 2011

Pour terminer, revenons brièvement sur ce nous a préparé le Futuroscope en 2011 :

- Bien entendu, il y a « Le 8e Continent », le théâtre interactif d’Alterface, dont nous avons publié il y a quelques jours les premières photos du chantier (voir nos archives)

- « Coup de foudre à Pizza Hill » est un nouveau film de 5 minutes au cinéma dynamique. Il s’agit d’une co-production entre le Futuroscope et Polymorph Software, la société qui travaille également sur Mission Toba à Vulcania. L’univers graphique est inspiré de celui du "Cinquième Élément" mais on regrettera le scénario un peu bâclé, ainsi que les simulateurs ancienne génération.

- « Monstres des mers 3D » est diffusé au Solido, le seul cinéma de ce type au monde avec un écran hémisphérique de 900 m² et des lunettes 3D polarisées. Réalisé par le National Geographics, il décrit certaines espèces que l’on trouvait sous les mers il y a plus de 82 millions d’années. Si le film est impressionnant d’un point de vue technique et intéressant d’un point de vue pédagogique, on a néanmoins été déçu par la qualité des commentaires (réalisé en duo avec un animateur de radio) irritants et hors sujet, mais qui conviendront certainement à un public plus jeune.

- Ma Maison pour agir, conçue à partir d’une idée du journaliste scientifique Michel Chevalet, propose un parcours ludique et pédagogique présentant un ensemble de solutions disponibles dès aujourd’hui pour réduire les consommations d’énergies et les émissions de gaz à effet de serre. L’interactivité est à la base de la visite : des animations, des jeux et des expériences réparties dans les pièces de la maison permettent d’apprendre les bons gestes pour économiser l’énergie et préserver l’environnement. Elle est installée en face du Kinémax.


Ma Maison pour Agir avec la participation de Michel Chevalet. (Cliquez pour agrandir)


- En partenariat avec l’Inserm, une nouvelle exposition de plein air met en scène 76 photographies scientifiques géantes commentés par le célèbre écrivain Bernard Werber dans un « jeu d’improvisation littéraire ». Les clichés représentent des vues anatomiques agrandies du corps humain sur lesquelles s’incrustent des personnages dessinés, extraits de gravures originales de Jules Verne. Les visiteurs sont invités à écrire leurs propres poèmes dans certaines bulles laissées vides expressément. L’exposition « Science/Fiction Voyage au cœur du vivant » se situera à proximité d’Arthur, l’aventure 4D, en face du restaurant Studio Grill et ouvrira en avril.

- Cet été, une nouvelle salle 4D (cinéma en relief accompagné d’effets spéciaux dans la salle) de 270 places ouvrira à côté de « Les Ailes du Courage », avec pour thème une nouvelle adaptation du conte d’Antoine de Saint-Exupéry : Le Petit Prince. Le film, d’une durée de 12 minutes, a été réalisé par nWave Pictures.


Un exemple de l'univers du futur "Le Petit Prince 4D"

- En outre, le parc a également investi dans le « hors pavillons » en poursuivant le développement du Monde des Enfants, une offre d’animations/attractions destinée aux jeunes enfants. 3 nouveautés sont programmées dans l'année : Les Machines volantes (un carrousel sur le thème des machines volantes de Léonard de Vinci), L’Escaladôme (un dôme de cordes de 6 mètres de haut) et L’Aquacique, un spectacle aquatique de 4 minutes sur le thème du cirque, joué plusieurs fois dans la journée et avec plusieurs effets dont un jet d’eau de 35 mètres de haut !

Pour conclure, il est intéressant de noter le montant des investissements de cette année :
Le 8e Continent : 1,1 million euros
Le Petit Prince 4 D : 3 millions euros
Aménagements, augmentation des capacités, renouvellement des films : environ 600 000 euros

Le Futuroscope est désormais ouvert tous les jours jusqu’à la fin de l’été. Les prochaines nouveautés arriveront le 9 avril (8e Continent) et cet été (Le Petit Prince 4D et le Peuple du Futur). Pour plus d’informations pratiques, rendez-vous sur le site officiel du Futuroscope !

Propos recueillis par: François Mayné
Crédits photos / images : © Futuroscope sauf mention contraire

Nous remercions le Futuroscope pour nous avoir permis d’organiser la rencontre avec Dominique Hummel.

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22 janvier 2011

Réhabilitation de l'hôtel du futuroscope

Source : http://www.technopolitain.com/ par Romain Mudrak

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Le cabinet d'architectes de Denis Laming pilotera la réhabilitation de l'hôtel du Futuroscope (téléport 4).

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Les élus du Conseil général ont adopté ce choix à l'unanimité ce matin, lors de la commission permanente. Présent depuis le début de l'aventure Futuroscope à la fin des années 1980, Denis Laming a déjà réalisé les plans d'une grande partie des bâtiments du parc et de la Technopole. Dont celui de l'hôtel du Futuroscope.
Cette connaissance des lieux a incité les conseillers généraux à préférer le cabinet Laming, opposé à deux autres bureaux d'études. Autre argument : les honoraires. Denis Laming possédant déjà toutes les études préalables aux travaux, il a pu proposer un tarif défiant toute concurrence (environ 5% du total contre 8 à 10% en général).
Romain Mudrak

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15 janvier 2011

Un nouvel avenir pour le Parc du Futuroscope

Poitiers, le 14 janvier 2011
Un nouvel avenir pour le Parc du Futuroscope

Claude BERTAUD, Président du Conseil Général de la Vienne, Guillaume de RUSSE, VicePrésident du Conseil Général, Dominique MARCEL, Président de la Compagnie des Alpes, Dominique HUMMEL, Président du Directoire du Futuroscope, Thierry RAVOT, Directeur régional de la Caisse des Dépôts et Consignations, ont procédé à la signature officielle de l’ensemble des actes juridiques liés à la cession des parts du Futuroscope en présence des membres du Conseil de Surveillance.

L’opération permet d’une part d’assurer au Parc du Futuroscope un nouvel avenir avec la Compagnie des Alpes (CDA), acteur majeur des loisirs en Europe, mais d’assurer également le développement de nouveaux projets structurants majeurs pour la Vienne avec la participation active de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Avec une participation de près de 45% du capital de la société d’exploitation du Futuroscope, le Groupe CDA devient le 1er actionnaire du parc. Il dispose de la majorité au sein du Conseil de Surveillance (voir composition ci-dessous) et a aux termes des statuts et du pacte d’actionnaires les moyens lui permettant d’exercer le contrôle opérationnel et financier de la société, conformément à sa vocation d’opérateur industriel.

Le Futuroscope est un site de qualité exceptionnelle qui a connu un redressement très important depuis 2003. Il a accueilli 1,8M de visiteurs en 2010 (+8%). Son chiffre d’affaires s’est élevé à 87M€ (+10%) et son résultat net dépasse 10M€, soit le meilleur résultat que le parc ait connu depuis son ouverture en 1987.

La dynamique du Parc, a par ailleurs contribué à la décision d’implantation d’un Center Parcs dans le Nord-Vienne.

L’opération finalisée ce jour se décompose de la manière suivante :

  • La cession à CDA de 619 380 actions sur les 1 091 796 détenues par le Département, soit 39,86% de la SEM du Futuroscope. Le montant de cette cession sera encaissé en deux temps : un principal de 23,5 M€ perçu ce jour par le Département, un complément de prix de 2 millions d’euros sera versé au regard des résultats de l’exercice 2010. Compte tenu du niveau budgété de trésorerie nette et d’EBITDA, ce niveau de prix valorise le parc du Futuroscope à une valeur d’entreprise de l’ordre de 4,7 fois l’EBITDA 2010. A cela s’ajoute une recette de 4,7 millions d’euros perçue au titre de distribution de dividendes avant cession. Le total des sommes perçues par le Département, si la condition de résultat sur l’exercice 2010 est atteinte, pourrait s’élever à 33330,0,0,0,2222 millions d’ millions d’ euros euros euros.

  • La cession à CDA de 77 700 actions sur les 100 000 détenues par Unibail, soit 5% de la SEM du Futuroscope. Ce montant sera encaissé en deux temps : un principal de 2,8 M€ perçu ce jour par Unibail-participations, un complément de prix de 243 K€ d’euros pourra être versé sous condition de résultat de l’exercice 2010.

  • La constitution d’une Société d’Economie Mixte Patrimoniale dont l’objet est d’intervenir dans le financement d’investissements dans des opérations d’immobilier d’entreprises ou de tourisme sur le territoire départemental. Le capital initial de 37 000 euros, est porté à hauteur de 26 449 750 euros, souscrit à 79,73 % par le Département, 19,93 % par la Caisse des Dépôts et Consignations, 0,34 % par Dexia avec 5 autres actionnaires. De nouveaux actionnaires pourront compléter le tour de table.

  • Un Pacte d’actionnaires Pacte d’actionnaires Pacte d’actionnaires est établi entre la SEML Patrimoniale de la Vienne, la Caisse des Dépôts et Consignations et la Compagnie des Alpes. Il détermine les conditions particulières négociées entre les partenaires à l’opération d’ouverture du capital du Futuroscope. Il définit les droits de gouvernance dans la société d’exploitation du Futuroscope, visant principalement, et conformément à la démarche partenariale souhaitée par l’ensemble des parties, à garantir la représentation des parties dans les instances délibératives et à protéger leurs intérêts patrimoniaux.

  • La SEM Nouvelle du Parc du Futuroscope, du fait de la perte de majorité par les collectivités territoriales, devient une Société An Société Anonyme onyme Société Anonyme de droit commun de droit commun de droit commun dénommée Société du Parc du Futuroscope dénommée Société du Parc du Futuroscope au capital au capital de 6 604 500 euros au capital de 6 604 500 euros. de 6 604 500 euros

  • Le bail passé entre le Département et la société d’exploitation du Parc amendé prévoit que le Département prendra en charge les investissements du Parc jusqu’à la fin de l’année 2011. Ensuite, et jusqu’à la fin du bail en 2026, la totalité des investissements sera prise en charge par la Société du Parc du Futuroscope.

  • La licence de la marque Futuroscope reste propriété du Département et les droits d’exploitation en sont concédés à la Société du Parc du Futuroscope.

  • La promesse par le Département d’acquérir auprès de la société d’exploitation au terme d’un délai maximal d’un an, la participation de 80 % détenue dans la Société du Palais des Congrès.

Claude Bertaud, Président du Conseil Général de la Vienne : « En cette période d’incertitude pour l’avenir des collectivités, il est essentiel d’anticiper pour que la formidable dynamique insufflée par le Futuroscope perdure. Envisager un partenariat gagnant avec un opérateur privé est apparu la seule solution pertinente, efficace et de long terme. D’où le choix d’un professionnel du tourisme et de la gestion de parcs d’attractions avec la Compagnie des Alpes ».

Dominique Marcel, Président directeur général de la Compagnie des Alpes : « Je me réjouis beaucoup de l’arrivée du Futuroscope dans notre groupe. L’originalité de son positionnement, la force de sa marque et la place qu’il occupe sur le marché français sont en parfaite cohérence avec la stratégie de développement « grands parcs, grandes marques » de la CDA. C’est un grand enrichissement pour notre entreprise mais aussi pour le Futuroscope qui pourra ainsi pleinement bénéficier de tous les atouts que procure l’intégration dans un Groupe comme le notre. Notre objectif est clair : asseoir, consolider et amplifier le très beau redressement du Futuroscope en préservant son identité et son positionnement unique ».

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01 décembre 2010

Boutiques 2010 _ collection bonheur

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10 novembre 2010

C'est l'automne au futuroscope

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01 novembre 2010

Entretien Dominique Hummel - 3ème partie

Entretien avec Dominique Hummel, président du directoire du Futuroscope - Troisième partie

Article Attractions du Lundi 01 Novembre 2010


Retrouvez la précédente partie de cet entretien


Propos recueillis par Pascal Pinteau

Parlons maintenant des ANIMAUX DU FUTUR et de la réalité augmentée. C’était une première mondiale dans un parc à thème…

Oui, et c’était aussi, en partie, un retour vers l’image, mais en prouvant que le Futuroscope pouvait être à l’avant-garde de la technologie, ce qui était le cas avec Imax au tout début, en 1987. Dans ma réflexion, je voulais nous replacer sur l’innovation technologique. Peut-être que j’ai fait l’erreur de pousser un contenu intéressant et basé sur le travail de la BBC, mais qui malgré son thème futuriste, ne scotche pas assez les gens. Si c’était à refaire, je ne suis pas sûr que j’appliquerais la réalité augmentée à ce thème-là, qui par ailleurs a été un peu une contrainte. Mais sur le principe, prendre une innovation technologique et la présenter au public dans un lieu comme celui-là, c’était assez sensé. Mais cette technologie n’est pas encore allé jusqu’au bout de ses possibilités. Je n’exclus pas que nous retravaillions le thème de cette attraction dans le futur, pour présenter la réalité augmentée dans ce qu’elle a de meilleur.

Certains visiteurs sont un peu déçus par la définition des images interactives 3-D relief générées par le système de réalité augmentée…

Oui, mais cela va progresser. Il y a beaucoup de choses qui vont s’améliorer. D’abord les capacités des ordinateurs embarqués et donc le degré de définition des images des animaux. Ensuite, il y aura une refonte du décor, pour qu’il soit plus immersif. Et enfin, il faut améliorer la maniabilité de l’objet que tiennent les visiteurs. Nous comptons utiliser de toutes petites caméras munies d’écrans que les visiteurs pourront poser sur leurs yeux, et cela fonctionnera un peu comme un système de photo sur un téléphone portable. Encore une fois, je ne suis pas sûr que nous conserverons ce thème, quand nous arriverons à la période de renouvellement, que je situe dans deux ans.

Cette année, la nouvelle attraction est ARTHUR L’AVENTURE 4D, qui marque votre première incursion dans la pure fiction, liée au thème de l’écologie….

Oui, il me semblait important de revenir à nos fondamentaux, en s’associant à un grand nom. Notre objectif avec Buf compagnie pour les images et avec Jora Vision pour les décors intérieurs, c’était de réaliser quelque chose qui soit du niveau des meilleures attractions mondiales. Le challenge, c’était de réussir une nouvelle attraction qui ne soit pas ridicule à côté de Disney ou des autres grands parcs américains, sans bénéficier de budgets aussi énormes. ARTHUR, pour moi, c’est le « sans faute » pour l’instant. A peine avons-nous eu quelques légers problèmes techniques en début d’exploitation, mais ils ont été résolus depuis.

ARTHUR fait donc son double travail : il est numéro 1 en termes de satisfaction, et il a généré de l’attractivité. Je voudrais aussi dire un mot des attractions de second niveau – en termes d’investissement – qui sont devenues des grands succès auprès des visiteurs, comme LES YEUX GRANDS FERMES, le parcours dans le noir où l’on est conduit par un guide non-voyant, ou comme le spectacle vivant présenté dans l’ancien Palais des Congrès. Certaines d’entre elles sont entrées dans le Top 5 des visiteurs. Donc, quand je regarde le Top 10 du visiteur, je trouve un tiers de choses qui n’existaient pas il y a 5 ans, un tiers de choses qui ont été refaites de fond en comble, et un tiers de nouveautés basées sur le renouvellement des images. Nous progressons dans le bon sens. Et j’espère qu’avec les augmentations de capacité des attractions sur lesquelles nous travaillons, tous les visiteurs pourront faire cette expérience des trois tiers au cours de leur visite.

ARTHUR L’AVENTURE 4D était votre toute première attraction de pure fiction, projetant les visiteurs dans un univers totalement thématisé. C’était donc un pas très important à franchir…

Oui, mais nous étions confiants. Il s’agissait dans ce pavillon de réutiliser une technologie d’image que nous connaissions bien, en insérant de nouveaux effets. Le risque était d’autant plus mesuré, que l’univers imaginaire d’Arthur et les Minimoys était déjà très connu. La thématisation du bâtiment a permis une vraie rupture, rendue d’ailleurs un peu délicate par le fait que Besson aurait aimé que nous travaillions avec Hughes Tessandier, son chef décorateur. Nous avons pris un prestataire Jora Vision, plus dans notre échelle de coûts, qui a travaillé sur la base de planches de dessins remis par Tessandier.

Et là, nous n’avions pas intérêt à nous louper, car je tenais à ce que Besson soit fier de tout le pavillon, et non pas seulement de sa partie, la réalisation du film. Il a été vraiment bluffé par la qualité des décors réalisés, pour un peu plus d’un million d’euros. Quand les responsables de Disney sont passés cet été, ils étaient sidérés, car c’est trois à quatre fois moins cher que ce qu’ils font de leur côté.

Pourriez-vous vous associer à d’autres cinéastes pour développer des attractions de pure fiction ?

Oui. Nous rêvons de nous associer avec James Cameron à l’occasion de la sortie d’AVATAR 2, en renouvelant le film présenté dans la salle du Tapis magique, qui serait revue et corrigée pour améliorer les sensations et la découverte de l’écran sous le sol de verre. Il arrive que les rêves se réalisent…

Quel est le processus au terme duquel le concept d’une nouvelle attraction est choisi et validé par tous les décisionnaires du Futuroscope ?

C’est assez simple. En général, cela s’appuie sur une idée ou une technologie, comme cela a été le cas avec les robots Kuka, la réalité augmentée pour l’attraction  LES ANIMAUX DU FUTUR ,  l’univers de Besson. C’est ce qui me permet de ne pas avoir une page totalement blanche quand je demande au conseil général de valider une intuition. Pour prendre l’exemple de DANSE AVEC LES ROBOTS, nous sommes allés visiter l’usine Kuka avec quelques élus. Pour la réalité augmentée, nous l’avons découverte au Japon, dans le pavillon Hitachi de l’exposition d’Aichi, puis nous y sommes retournés avec Alain Fouché, le président du conseil général de la Vienne. Luc Besson les a convaincus aussi. J’essaie toujours de leur proposer quelque chose de palpable pour initier la discussion, puis nous affinons le projet.

Actuellement, la 3-D Relief se répand dans les salles de cinéma, tout comme l’Imax numérique. Les téléviseurs HD de grande taille remplacent peu à peu les écrans traditionnels dans les foyers, et les premiers écrans 3-D relief sont désormais disponibles et fonctionnent bien. Tout cela vient certainement entamer une partie de l’intérêt du public pour les images projetées…Est-ce que cela ne va pas changer profondément la donne pour un parc comme le Futuroscope, qui, avant vous, a été longtemps « le parc de tous les formats de l’image» ?  Allez-vous être obligé d’aller vers ce que l’on ne peut trouver que dans un parc à thème, c’est à dire les décors, les animations, les effets spéciaux en direct, l’immersion dans l’ailleurs ?

J’ai déjà un peu répondu à cela, je crois. Il faut que nous attirions le visiteur avec des expériences uniques, avec des « plus » qu’il ne peut vivre qu’au Futuroscope. La réponse est donc « Oui », car c’est un nouveau challenge. Et la seconde réponse est « Tant mieux ! », car cela va nous pousser à aller de l’avant et à initier une démarche artistique. D’ailleurs en termes de relief au cinéma, on attend encore le grand réalisateur qui va tout réinventer…

Il n’y en a qu’un, pour l’instant…

Oui, un, mais qui ne sort un film que tous les cinq ans, ce qui ne suffirait pas pour alimenter nos salles ! Cela relativise l’impact des films en relief sur l’évolution des goûts de visiteurs. Et n’oublions pas qu’une expérience de parc, c’est une chose globale.

Votre première expérience réussie avec les robots Kuka dans DANSE AVEC LES ROBOTS pourrait-elle vous inciter à les utiliser autrement, notamment pour transporter les visiteurs dans des décors en se déplaçant sur des rails, comme Universal l’a fait récemment dans l’attraction HARRY POTTER ET LE VOYAGE INTERDIT ?

Non, je pense que nous avons déjà donné du côté des robots, et que nous allons maintenant réfléchir à améliorer que ce que nous présentons déjà. J’aime beaucoup ce qu’à fait l’aquarium de Saint-Malo avec le Nautibus, où l’on est plongé dans l’eau, dans des coquilles en forme d’œufs, qui vous entraînent ensuite dans des paysages. Cela pourrait être une de nos prochaines approches pour travailler le thème de l’imaginaire, autour des grands rêves futuristes de l’homme : voler, nager comme un poisson, aller vers les étoiles, visiter les abysses, être plus fort grâce à la technologie… Nous aimerions entraîner les visiteurs sous l’eau pour leur montrer des cités englouties, des mégapoles sous-marines du futur, aller dans la mer de Mars, etc. Voilà à quoi nous songeons pour l’avenir du Futuroscope.

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20 octobre 2010

La Maison Eco-responsable est à vendre

18 Oct 2010 SOURCE : http://www.technopolitain.com/

Exposée au cœur du parc depuis un peu plus d’un an, la « Maison Eco-Responsable » du Futuroscope est à vendre. Son prix ? Environ 130 000€ auxquels il faut ajouter quelques aménagements…

Seriez-vous prêt à acheter une maison témoin ? Un modèle d’exposition présenté au public durant trois ans… C’est ce que vous propose Eric Justman, directeur du magazine « Architectures à vivre », et propriétaire du bâtiment : « Cette maison concentre toutes les innovations en matière de construction écologique que l’on connaissait à l’époque du projet, en 2007. Elle détient le label de Bâtiment à basse consommation (BBC). Outre le Futuroscope, nous l’avons présentée dans une dizaine de salons. »

En janvier 2011, le parc renouvellera son attraction. Voilà pourquoi Eric Justman cherche à vendre cette imposante maison de 196 m2 (dont 20m2 de verrière amovible). « Démontage, transport et remontage coûtent environ 25 000€. Il faut également la mise en place d’un chauffage et d’une plomberie cohérents », précise le directeur du groupe de presse. Au total, comptez environ 120 000€ en sus… Pour une maison incomparable.

Romain Mudrak

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19 octobre 2010

Finalisation des accords sur l’adossement du Futuroscope au Groupe Compagnie des Alpes


Le Conseil Général de la Vienne a approuvé ce jour à une très large majorité, les accords conclus entre le Département de la Vienne, la Caisse des Dépôts et la Compagnie des Alpes, et relatifs à l’ouverture du capital du Futuroscope. Cette étape majeure ouvre la voie à la signature des contrats permettant de mettre en oeuvre l’opération d’adossement du Futuroscope à la CDA, qui devra être toutefois préalablement examinée par les autorités de la concurrence.

Avec une participation qui devrait être in fine comprise entre 43% et 45% du capital de la société d’exploitation du Futuroscope, le Groupe CDA sera le 1er actionnaire du parc. Il disposera de la majorité au sein du Conseil de Surveillance, et aura aux termes des statuts et du pacte d’actionnaires les moyens lui permettant d’exercer le contrôle opérationnel et financier courant de la société, conformément à sa vocation d’opérateur industriel.

L’acquisition par la CDA des titres de la société d’exploitation du Futuroscope auprès du Département de la Vienne (soit environ 40 % du capital) se fera sur la base d’un prix des titres de 63 M€ environ, soit un coût d’acquisition de 25,5 M€, dont 2 M€ seront versés après vérification du niveau d’EBITDA constaté en 2010. Compte tenu du niveau budgété de trésorerie nette et d’EBITDA 2010, ce niveau de prix valorise le parc du Futuroscope à une valeur d’entreprise de l’ordre de 4,7 fois l’EBITDA 2010.

Le Département de la Vienne, jusqu’à présent actionnaire à hauteur de 70 % environ de la société d’exploitation du parc, demeurera indirectement un actionnaire significatif. Il détiendra en effet environ 80% d’une nouvelle société d’économie mixte locale (SEML) - le reste du capital étant possédé par la Caisse des Dépôts - dont l’objet sera de développer l’immobilier d’entreprise ou de tourisme, et qui aura une participation de 38% dans la société d’exploitation du Futuroscope.

Illustration de la démarche partenariale souhaitée par l’ensemble des parties, cette SEML disposera de droits de gouvernance spécifiques dans la société d’exploitation du Futuroscope, visant principalement à garantir sa représentation dans les instances délibératives, à associer le Département aux décisions importantes, et à protéger ses intérêts patrimoniaux. La Caisse des Dépôts restera actionnaire en direct de la société d’exploitation du parc avec 13 % du capital.

Le Département demeurera en outre propriétaire des actifs constitués jusqu’à aujourd’hui et continuera, aux termes d’un contrat de bail venant à échéance en 2026, de percevoir un loyer calculé sur des bases équivalentes à celles d’aujourd’hui (de l’ordre de 2 M€/an). Les investissements à destination du parc (environ 6 à 7 M€/an en moyenne ces dernières années) seront financés par le département jusqu’à fin 2011. La société d’exploitation du parc prendra le relais à compter de cette date.

Le Futuroscope, 3ème parc de loisirs français, est un site d’une grande qualité, qui a connu un redressement très important depuis 2003. Il a accueilli 1,7 million de visiteurs en 2009 (+6%) et accru sa fréquentation de 500 000 visiteurs depuis 2003. Son chiffre d’affaires s’est élevé à environ 79,5M€ en 2009, son EBE à 11,2 M€, son REX à 7,5M€ et son Résultat net à 7.7M€. Il est par ailleurs sur le point de réaliser de très bonnes performances en 2010, un exercice qui devrait voir une progression de l’ensemble des agrégats financiers du parc (CA, EBE, REX et RN).

L’originalité du positionnement du Futuroscope, la force de sa marque, et la place qu’il occupe sur le marché français en font un parc qui répond parfaitement aux critères retenus par la CDA dans sa stratégie de développement externe, de surcroît dans une opération partenariale qui valorise le savoir-faire d’opérateur du Groupe et optimise l’usage de son capital. Les conditions financières de l’opération devraient ainsi la rendre immédiatement relutive, toutes choses égales par ailleurs, sur les principaux ratios de rentabilité du Groupe.

Le rapprochement envisagé permettra en outre d’accroître l’expertise et la force de frappe du Futuroscope, comme celles du Groupe, notamment en matière de production de contenus et de capacité de commercialisation.

Dominique Marcel salue la décision du Conseil Général de la Vienne qui est «
une très bonne nouvelle à la fois pour le Futuroscope et pour la CDA. L’entrée du Futuroscope dans notre groupe, qui s’inscrit pleinement dans sa stratégie «grands parcs, grandes marques», va contribuer à élargir son offre et à enrichir le capital des grandes marques de la CDA. Elle va ainsi renforcer sa position d’acteur européen majeur sur le marché des parcs de loisirs.

La CDA s’attachera naturellement à préserver la spécificité du parc du Futuroscope, et à asseoir, conforter et amplifier son développement, dans le cadre d’un projet industriel que nous avons partagé avec le Conseil Général de la Vienne et les équipes du parc. Nous sommes convaincus que les mutualisations de compétences et de savoir-faire qui naîtront de ce rapprochement seront de nature à accroître le potentiel de développement du site et du Groupe
».

Source:
communiqué de presse

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16 octobre 2010

Boîte à idées _ Quel avenir pour l'ancien Ciné jeu ?

Cette ancienne attraction participative fermée définitivement en 2002 est restée à l'abandon depuis toutes ces années. Que va t-il en devenir ? Peut-on espérer un jour une reconversion réussi ? Ou une réouverture sous un autre type d'attraction ?

Ce bâtiment abandonné se situe malheureusement à côté de l'entrée du Parc. C'est parmi les premières façades que les visiteurs remarquent. Avec ses affiches surmontant la façade, les visiteurs pourraient croire qu'il s'agit d'une attraction, mais hélas, une attraction fantôme... . Heureusement la façade propre et entretenue habille l'allée, dégage une atmosphère futuriste qui se fond dans le paysage.
Pourquoi ne pas se servir de cette ancienne attraction pour donner un peu de vie à ce secteur du Parc ? Trois solutions pourraient alors être envisagées :

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1- Remettre cette attraction en fonctionnement.

Cette salle de type cinéma pourrait par exemple accueillir un film bientôt amené à disparaître : Les ailes du courage ou un autre film destiné à une tranche d'âge 12-16ans. La salle demanderait juste une remise à niveau. Ce serait l'occasion pour le Parc de proposer une expérience (cinéma) supplémentaire pour une tranche d'âge dont l'offre est relativement pauvre.

2- Imaginer un nouveau genre d'attraction.

La salle serait totalement refondue pour accueillir un nouveau genre d'attraction. On aurait très bien imaginer une attraction comme Le 8ème continent qui va ouvrir l'année prochaine dans un autre pavillon. Une attraction qui répond à la tranche d'âge des ados pour qui le Parc n'a pas une offre très développée. De plus, cette attraction aurait été parfaitement placé à côté du Monde des enfants. Les scooters des mers auraient pu être placés sur les gradins du type Le Meilleur du dynamique faisant face à l'écran.

3- Une reconversion

Pourquoi ne pas imaginer cette ancienne attraction en restaurant ? Cette salle accolée à l'Illico resto (possédant par ailleurs une terrasse) pourrait être reconvertie en salle de restaurant avec pourquoi pas une disposition des tables en terrasses (pour réutiliser les anciens gradins), des écrans en hauteur pour animer la salle, une thématisation poussée ? Ou alors un fast-food bien situé à côté du Monde des enfants, des boutiques de l'entrée du Parc, de l'Illico resto : un endroit pour effectuer une longue pause entre les attractions et assez éloigné de Comptoirs du monde ? La file d'attente serait reconvertie en file d'attente pour l'accès au comptoir de service avant l'accès de la salle ?

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