Source : centre-presse, le 05/08/2010 04:18

Un jardin numérique où on voit les fleurs pousser

Au Futuroscope, on a décidé d'allier nature et technologie. C'est une cité numérique totalement repensée qui sert d'écrin à un jardin virtuel.

Un souffle et les papillons s'envolent.Des coussins de mousse et au fond une forêt de leds simulant
un ciel bleu le jour, et une nuit étoilée le soir.

Les seules vraies plantes qu'on trouve encore dans la Cité du numérique, l'un des bâtiments les plus anciens du Futuroscope, sont celles qui composent un mur végétal installé depuis 2003. Pour le reste... place au jardin virtuel. On souffle ici ou là dans un petit trou et des papillons numériques s'envolent au milieu des capucines, composant un autre kaléidoscope. Plus loin, on suit les empreintes au sol, pour apercevoir sur l'écran des fougères qui se plient au passage, comme sous l'effet du vent.
A deux pas, on prend encore le temps d'entendre une source jaillir du plafond et tomber droit comme un rideau, dans un halo bleuté relaxant. Avant d'arpenter une forêt de leds, composée de vingt totems lumineux sur lesquels se dessinent un ciel bleu, de rares nuages blancs, et un ballon de baudruche sans doute échappé des mains d'un enfant. Quand on passe devant, un éclair les traverse et la pluie tombe soudain. Et le soir, ils renvoient l'image d'un ciel de nuit, avec étoiles filantes traversant chacune des colonnes...
Le visiteur s'installe sur des coussins verts comme la mousse, posés au milieu du hall de détente. Ici, on se relaxe, on respire... D'ailleurs, la clim donne le sentiment d'une petite fraîcheur de bord de ruisseau et on entend les oiseaux chanter!
C'est l'agence parisienne byVOLTA qui a imaginé ce jardin numérique, espace vivant, interactif et sensible à son environnement. Après six mois de chantier, le pavillon reçoit ses premiers visiteurs cet été. A terme, les totems pourraient renvoyer des images en lien avec la saison. Des feuilles qui tombent pour l'automne, par exemple. Et l'énergie solaire devrait être récupérée par des panneaux photovoltaïques installés sur la verrière (en 2011) venant parfaire l'écosystème d'un jardin numérique zéro consommation, et générer la première ferme solaire du Parc.

Delphine NOYON